Cahier n°16

La Lozère et le Puy de Dôme, départements du Massif Central français

La nature façonne les paysages dans lesquels l’homme laisse son empreinte. L’importance du patrimoine apicole bâti, comme tout autre patrimoine vernaculaire, ne peut s’appréhender qu’au travers de la connaissance de son contexte régional. C’est pourquoi nous avons souhaité replacer chacun des deux circuits présentés dans son environnement naturel : relief, climat, végétation mais aussi au travers de ses traditions et coutumes populaires. La Lozère et le Puy-de-Dôme, départements du Massif Central français, ont des patrimoines apicoles bien différents. Tournée vers le sud dans sa partie cévenole, la Lozère est une région qui a su préserver sa faune et sa flore. Les traditions apicoles y restent bien ancrées. L’apiculture ancestrale avec ses ruches creusées dans les troncs de châtaignier, peuplées de l’abeille locale et regroupées dans des enclos en pierre sèche, côtoie l’apiculture actuelle.Le Puy-de-Dôme, région de lacs, volcans  et plaines fertiles s’est progressivement ouvert sur l’industrialisation et la mécanisation agricole, autour des principales villes.  Son patrimoine apicole traditionnel, souvent intégré dans les bâtiments d’habitation ou d’exploitation agricole est aujourd’hui largement remplacé par une apiculture moderne.

Le rucher du Castelet des Crozes /Jean Courrènt

Le château du Castelet des Crozes, construit à la fin du XVIIIe siècle, est situé à Castelnaudary, dans le département de l’Aude (France).  C’était, à l’origine, une ancienne demeure médiévale avec ses dépendances. Les plans du XVIIIe siècle nous révèlent les traces d’un abri à abeilles et d’un rucher couvert. L’abri comporte 9 loges réservées aux abeilles, délimitées tous les 5m par des renforts bâtis, le long du mur de support d’un verger et d’un potager. De grosses dalles de pierre portaient les ruches qui étaient alignées par 5 dans chaque loge. Le rucher couvert, situé en limite de propriété, comporte un toit de tuiles à 2 pentes, sous lequel 10 ruches étaient placées sur une banquette de 10 m de long, coupée par un pilier de soutien du toit. Un certain nombre de questions se posent concernant ce rucher et quelques éléments de réponse sont avancés.

Entre Corbières et Minervois au temps des bucs. L’apiculteur et ses outils / Jean Courrènt 

La première partie du texte nous rappelle ce qu’est un apiculteur et quel est son travail. La seconde partie, quant à elle, nous décrit son accoutrement et les outils qu’il utilisait dans un passé relativement récent, mais révolu, tout particulièrement en Occitanie. L’auteur pose la question de savoir, si le paysan-apiculteur était un homme (ou une femme) comme les autres, solitaire, misanthrope, ou poète. Utilisait-il toujours un accoutrement spécifique ? Comment s’y prenait-il  pour enfumer les abeilles avant de récupérer leur miel ? Quels outils mettait-il en œuvre pour prélever les rayons de miel, les nettoyer, pour chasser les abeilles, lors de la récolte, pour récupérer les essaims, en particulier, lorsque ceux-ci étaient réfugiés à grande hauteur. Comment et dans quel récipient, le miel était-il recueilli ? 

La ruche en terre cuite de Caves / Jean Courrènt

La découverte de tessons à Caves, dans le département de l’Aude, a permis de déterminer qu’ils faisaient partie d’une ruche en céramique, montée au colombin, dont il a été possible de définir les caractéristiques. Cette ruche verticale se trouvait parmi des ruches en planches et ne peut être confondue avec les ruches horizontales en terre cuite.  De nombreuses hypothèses ont été avancées à son sujet conduisant l’auteur à rechercher des éléments de réponse dans la littérature apicole et auprès des anciens. La conclusion qu’il en tire est qu’une fois de plus la recherche en apiculture traditionnelle est aléatoire et qu’il y a toujours un risque que soit écartée par ignorance, une voie qu’il aurait fallu explorer. 

La ruche Mona/Jean Bouchet

La ruche populaire à rayons fixes adoptée par la Société Tessinoise d’Apiculture a été mise au point par Agostino Mona en 1876. C’est une ruche mixte, en bois, qui peut contenir huit rayons fixes disposés dans le sens de la longueur et, dans le magasin à miel posé au dessus, neuf cadres mobiles disposés dans le sens de la largeur. Cette ruche qui pouvait être utilisée aussi bien par les « fixistes » que par les « mobilistes » devient ainsi, aux dires de Henri Hamet, « une ruche de conciliation ».

Evolution historique de la ruche d’après Ruttner/Jean Bouchet &Gaby Roussel

A l’occasion du 27ème Congrès d’Apimondia d’Athènes en 1979, l’entomologiste autrichien Friedrich Ruttner, a donné une conférence sur l’évolution historique de la ruche. S’appuyant sur bon nombre de photos et schémas explicatifs, il a montré les cheminements qui, au cours du temps, ont fait évoluer différents modèles de ruches pour arriver, vers 1850, aux ruches à cadres mobiles à ouverture supérieure ou postérieure. 

Souvenirs/ Bernardo Lliteras Mulet

L’auteur nous raconte deux anecdotes qui remontent aux années où son musée de l’apiculture était ouvert au public.  La première nous parle d’objets à classer dans la rubrique « les ennemis des abeilles ». La deuxième relate comment un petit garçon qui avait aspergé de peinture les abeilles de son père a permis  de déterminer la distance qu’elles avaient pu parcourir.

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Fête de l’Abeille et de l’Environnement

Apistoria participera à la FOIRE AU MIEL organisée par le Syndicat des Apiculteurs du Puy de Dôme .

Samedi 20 et dimanche 21 novembre 2021 de 9 h à 18 h.

La manifestation se tiendra à Beaumont (63), La Ruche ( à côté de la mairie).

Sur notre stand: rencontre avec les membres de l’association, expositions, diaporamas commentés, présentation du « Cahier d’Apistoria » N° 17.

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Peinture à l’encaustique datée de 1405.

Le Jugement dernier (église de Ennezat, 63- France). Peinture à l’encaustique daté de 1405.

Cette technique picturale dite à « l’encaustique » [du grec enkaiein « faire brûler »], consiste à lier les pigments dans de la cire fondue. Le refroidissement de la cire étant trop rapide, on reprenait la composition à l’aide d’une spatule de fer chauffée, appelée cautère.

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Le courrier d’Apistoria n°35

Chères Apistoriennes, Chers Apistoriens, Chers amis d’Apistoria,

En ce mois de février, nous ne saurions ouvrir ce numéro 35 du courrier d’Apistoria, sans avoir une pensée pour notre regretté président et ami Gaby Roussel. Voici un an qu’il nous a quitté et pourtant il continue de nous accompagner dans le dédale de nos recherches, et de guider nos choix pour assurer la pérennité de cette association à laquelle il a consacré tant d’énergie. 

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