Chères Apistoriennes, Chers Apistoriens, Chers amis d’Apistoria,
Le deuxième trimestre marque, chaque année, un temps fort de la vie d’Apistoria avec la tenue de l’Assemblée Générale de notre association et la session de printemps qi l’accompagne. Dimanche 23 avril, c’est dans la salle de réunion de la coopérative des producteurs de miel que nous nous sommes retrouvés pour une matinée consacrée à nos obligations associatives, suivie d’une après-midi « Portes ouvertes ».
Nous étions peu nombreux en ce dimanche matin à participer sur place à l’assemblée générale d’Apistoria. Cette année encore, la possibilité de voter à distance ou par procuration a cependant permis à chacune et chacun d’entre nous de s’exprimer librement. Les membres présents ont assuré le dépouillement des votes et pouvoirs reçus et consigné les résultats. Les résolutions soumises au vote de l’assemblée générale, ont été adoptées ; quitus a été donné au trésorier et les membres du tiers sortant ont été réélus.
Au nom de l’ensemble des membres du conseil d’administration, je remercie sincèrement celles et ceux qui, par leur participation à cette consultation, confirment leur attachement aux valeurs d’Apistoria et nous rappellent que l’éloignement géographique n’est pas un obstacle à la vie de notre association.
Nous nous efforcerons de nous montrer digne de la confiance qui nous a été renouvelée.

Petit remaniement du conseil d’administration
Sur les neuf membres qui composent le conseil d’Apistoria, six membres représentent la France. La Belgique, l’Espagne et l’Italie sont respectivement représentés par un membre.
L’équipe administrative demeure inchangée. Bernadette Laporte assure la présidence, secondée par Nataly Perrier qui cumule son poste de secrétaire avec celui de co-présidente. Michel Laporte conserve son poste de trésorier.
Annick Chevet et Nicole Roussel, co-fondatrices d’Apistoria, conservent leurs postes de vice-présidentes. Sont nommés conseillers : Agustín Arias Martinez, Jean Bouchet, Renato Breusa, et Bernard Schaub. Jean-Marie Bohet demeure conseiller d’honneur.
Détour dans le Cantal
Pour notre session de printemps, nous avions programmé, un circuit sur la journée à la découverte du patrimoine apicole cantalien.
Malgré le mauvais temps de ce samedi 22 avril, de belles découvertes attendaient notre petit groupe dont la détermination n’a pas été entamée par la pluie battante. Cette sortie fera l’objet d’un texte dans le prochain cahier d’Apistoria.

Si aujourd’hui l’écureuil est devenu l’emblème de toutes les caisses d’Épargne de France, il n’en n’a pas toujours été ainsi. La façade de l’ancienne Caisse d’Épargne de Murat est ornée d’une ruche.
La gentillesse des propriétaires nous a permis de voir ou de revoir des sites en parfait état de conservation et de rencontrer certains propriétaires heureux de nous faire partager leurs souvenirs.

Les hivers étaient rudes dans le Cantal. Dans les fermes on vivait en autarcie. Tableau de la ferme familiale. Au premier plan, à gauche, sur le pignon du bâtiment agricole on distingue les trois niches qui abritaient les ruches en paille. Au dessus on aperçoit l’entrée d’un pigeonnier.
Quelques évolutions dans notre fonctionnement
- La publication des « Cahiers d’Apistoria » sera désormais soumise à l’autorité de la commission de publication composée d’un comité de rédaction et d’un comité de lecture.
Les textes proposés par les adhérents restent soumis à l’acceptation du comité de lecture. Toutefois, notre association peut accepter de publier les textes d’auteur(e)s non adhérent(e)s à Apistoria. Ceux-ci devront tout d’abord être validés par le comité de lecture après quoi une convention fixant les modalités de publication sera établie par le comité de rédaction. - Création d’un compte WhatsApp : Nous envisageons la création d’un compte WhatsApp entre membres de l’association. Christophe Perrier en sera le modérateur. Les adhérents qui sont intéressés doivent se faire connaître auprès de Nataly
Nos activités
Au cours du premier trimestre l’équipe administrative a assuré la gestion au quotidien de l’association et répondu aux demandes de renseignements qui nous ont été adressées, tant par des associations que des collectivités et des particuliers.
Le Syndicat des apiculteurs du Puy-de-Dôme nous offre, deux fois par an, la possibilité de faire connaître notre association en nous réservant gracieusement une page dans «l’Apiculteur auvergnat», lien interne entre les adhérents du Syndicat. Les recherches de Jean Bouchet dans la revue L’apiculteur (1856-1868), nous ont donné matière à un petit texte plus particulièrement destiné aux apiculteurs auvergnats. N°63-Juin 2023

Les animations du premier trimestre 2023
Février 2023 : Bibliothèque des Jacobins (Fleury les Aubrais – 45). Dans le cadre des journées « Autour du Miel» Jean Bouchet a présenté une conférence sur L’histoire de l’apiculture dans le Loiret au XIXe siècle avec les mouchards du gâtinais.

Avec l’association France Alzheimer 63, Bernadette Laporte et Nataly Perrier ont animé une après-midi récréative autour des débuts de l’apiculture et des pigeonniers-ruchers suivi d’un atelier manuel avec montage de paper-toys et cocottes en papier.
Mars 2023 : Au cours d’une soirée « diaporama commenté », réservée aux membres du CCAS de Romagnat -63 ; Bernadette et Michel Laporte ont présenté Les spécificités du patrimoine apicole ancien d’Auvergne .
Animations et Sessions à venir
Septembre 2023 : le festival Ecopolys se déroulera du 8 au 10 septembre. Cette 6ème édition aura pour thème : transitions et transmission. Cette année encore, Apistoria est invitée à y participer. Pour la deuxième année consécutive, nous participerons à la journée dédiée aux enfants des écoles du territoire. Nous vous communiquerons le programme dans le courrier de l’été.

Octobre 2023 : Les 7 et 8 octobre 2023, Apistoria organise une sortie découverte et prospection sur un week-end. Plusieurs destinations sont envisagées, nous vous confirmerons le lieu et le programme définitif au cours de l’été. Vous pouvez d’ores et déjà retenir la date.
Novembre 2023 : La traditionnelle Foire aux Miels d’Auvergne se tiendra cette année les 18 et 19 novembre. Comme nous en avons pris l’habitude depuis de nombreuses années, Apistoria y tiendra un stand et proposera des animations. Le programme n’est pas encore établi, il vous sera communiqué ultérieurement.
Nous sommes invités à organiser une session en Espagne dans la région de Grenade et à visiter le musée du miel de Lanjarón. Selon le nombre de participants intéressés, nous pourrions programmer cette sortie au printemps 2024, hors vacances scolaires.
Les personnes intéressées par la session d’automne et/ ou la sortie en Espagne peuvent, dès à présent, se faire connaître auprès de Nataly.
À partager
Nouvelles des Baléares. Le 03 mars 2023, Vicente Marí présentait son nouveau livre : « Las colmenas tradicionales de Ibiza y Formentera ».
Les ruches anciennes, un trésor oublié. Miguel Angel Gonzalez évoque dans le Diario de Ibiza (Le Journal d’Ibiza), ces ruches « insolites, historiques, presque archéologiques, un authentique trésor patrimonial qu’il est urgent d’inventorier et de protéger, et qui sont particulières aux Baléares ». Cet article renvoie inévitablement à l’ouvrage sur l’apiculture en Ibiza, que Vicente Marí, Président de l’Association des Apiculteurs d’Ibiza, vient de publier, ouvrage d’une grande richesse, particulièrement à conserver pour la connaissance de l’apiculture traditionnelle.
apicultorseivissa@gmail.com

Le « Cahier d’Apistoria » n°17 a consacré une large place au patrimoine apicole d’Ibiza et à ses ruches si particulières, décrites par Bernardo Llitéras Mulet, comme faites pour l’éternité .
AniMed, réseau interdisciplinaire d’études sur l’animal dans les sociétés, cultures et milieux Méditerranée antique, organise régulièrement des séminaires.

La séance du 30 mars 2023, intitulée « Abeilles, apicultures et religions antiques » accueillait deux intervenants.
Madame Claire Balandier, Maître de Conférences habilitée à diriger des Recherches en Histoire ancienne (Avignon Université) nous a ramenés aux prémices de l’humanité avec ce nectar divin et cet insecte prophétique qu’étaient le miel et l’abeille dans la religion grecque et romaine.
Bien connu pour ses nombreux textes publiés dans « Les Cahiers d’Apistoria »,notre adhérent et ami Jean Courrènt, passionné par l’histoire de l’apiculture de sa région et fervent défenseur du miel de Narbonne, connu depuis l’Antiquité, nous a, quant à lui, conté Les dieux des abeilles et du miel au temps des Celtibères et des Gallo-Romains en Narbonnaise.
Cette séance, relayée par Apistoria auprès de ses adhérents et contacts s’est tenue en visio-conférence. Elle est à revoir sur le site Animed, Carnet de recherche. http://animed.hypotheses.org Sous «Catégories» , cliquer sur «Séminaires (videos)».
Contact : animed@cnrs.fr
L’association Cézallier Vallée de la Sianne (Cantal), rendait récemment hommage à Antoine Vidal dernier fabricant de ruches en paille de seigle tressé de Fouillère et Fontdevialle. www.cezalliersianne.fr


Autrefois, par tradition le paysan était également apiculteur et la plupart des familles du village, possédaient quelques ruches. Récolté de façon artisanale, le miel était connu pour ses vertus bienfaisantes et remplaçait souvent le sucre.
La fabrication d’une coiffe en paille de seigle s’apparentait à l’art de vannier, expliquait Antoine qui tenait son savoir-faire de son père.
Pour fabriquer la ruche elle-même on utilisait le même procédé que les paillats, ces corbeilles où reposait le pain avant d’être enfourné.
Le travail d’Antoine Vidal est cité dans le n° 14 des «Cahiers d’Apistoria » ; Vestiges apicoles du Cézallier ; Jean Bouchet & Gaby Roussel ; pages 6 et 7.
La revue Archéologia n°311 d’avril 1995 présentait Pigeonniers et Ruchers Byzantins de Cappadoce. Un texte et photos de Guy Demenge.
Selon Guy Demenge, les pigeonniers de type byzantin seraient des réaménagements d’anciennes églises chrétiennes. Il a donc fallu l’heureuse conjonction, dans et sur un même pigeonnier, d’un aménagement non retouché d’un caractère communautaire évident et d’un décor chrétien subsistant sur une façade intacte, pour que s’impose la réalité d’un type de colombier byzantin lié à la vie religieuse et agraire de l’an Mil…(p. 47)


Rucher de Nicetas. Kizilçukur ; p.49 / Grand pigeonnier et rucher de Kizilçukur ; p.47.
Le pigeonnier et rucher de Kizilçukur est situé sur la rive droite du vallon de Kizilçukur à 3 km en amont du village de Çavusin.
Au-dessus de l’entrée centrale, 30 trous à pigeons, percés à même la roche, sont répartis de façon symétrique sur deux étages. Côté nord, à droite de la falaise, un étrange mur fendu révèle la présence d’un rucher qui contenait 40 ruches. L’entrée est au centre de la façade (p. 48).
Côté gauche, se lit l’état originel avec 20 trous d’abeilles en 4 rangs verticaux; côté droit, la façade modifiée correspond à un nouveau mode d’utilisation. À l’intérieur, la partie ancienne est constituée de 4 renfoncements équipés chacun de tablettes à glissières, chaque tablette portant les rayons d’une ruche. Dans la partie modifiée, on a relié les orifices en ouvrant des fentes verticales. On y disposait, dans l’axe des fentes, des ruches cylindriques creusées dans des billots; elles étaient donc amovibles.

La façade du rucher. à droite les trous de vol, au centre l’entrée du rucher, à gauche la partie modifiée avec les fentes verticales.
La revue Italienne OPERA IPOGEA n°3, 2002 publiait un article de Roberto Bixio, Mauro Traverso et Raffaele Cirone, intitulé Apicoltura rupestre a Malta.
Sous l’occupation romaine, « Isola di Malta » est devenue l’isola di Mélita, nom dérivé de miel, mel en latin. Plusieurs ruchers rupestres ont été découverts sur l’île. Trois d’entre eux se trouvent sur le site d’Imgiebah.


L’un des trois ruchers d’Imgiebah. Les entrées de ruches en forme deporte de four correspondent avec les ruches placées à l’intérieur.
Photos R.Bixio et M. Traverso; page 21


Constituée de blocs de pierre, la maison des abeilles est construite dans un abri naturel sous roche. À droite, coupe transversale du rucher. À noter, l’emplacement des ruches horizontales dans la structure murale. Croquis de Roberto Bixio ; page 23
Ces deux articles sont à rapprocher du texte de Luigi Nino Masetti ; « Cahier d’Apistoria » n°1, page 9 ; Malte l’île des chevaliers et des abeilles et du texte de Gaby Roussel ; « Cahier d’Apistoria » n°5A, page 39 ; Découverte de vieux ruchers en Cappadoce.
La revue semestrielle Provence historique, tome LXII, fascicule 272, juillet-décembre 2022, présente un article de 26 pages, de Sylvain Burri, “L’apiculture dans les massifs des Maures et de l’Esterel à la fin du Moyen Age”. Fédération Historique de Provence https://www.lafhp.fr

Le 20 mai 2023, Raphaël Willaert, adhérent Apistoria et président de «l’Abeille Olivétaine» a profité de la journée mondiale des abeilles pour accueillir le public dans la toute nouvelle maison des abeilles.

Les Cahiers d’Apistoria
Il n’est actuellement plus envisageable de publier un exemplaire des « Cahiers d’Apistoria » chaque année. Le N°17 est paru en septembre 2021 et nous prévoyons la publication du N°18 pour 2024. Si vous avez des textes à nous proposer, il est urgent d’en adresser une copie à Bernadette.
Certains exemplaires du coffret 1 de la collection sont en voie d’épuisement et ne seront pas réédités. Si vous souhaitez compléter votre collection vous pouvez contacter Michel.
Appel à communication
Afin de faire évoluer notre association, nous souhaitons élargir nos recherches à des sujets qui n’ont pas ou peu été traités jusqu’à présent.
Plusieurs sujets d’étude pourraient aboutir à la publication d’un travail collectif dans un futur cahier d’Apistoria.
Nous vous suggérons quelques exemples, mais la liste est loin d’être exhaustive.
- Relations et intéractions entre l’abeille et d’autres espèces animales : l’ours, le pigeon, l’oiseau indicateur, etc.
- Abeilles sauvages (les différentes espèces), abeilles sans dard et abeilles domestiques (les races créées par l’homme) : similitudes et divergences.
- Les espèces végétales mellifères et pollinifères autochtones : classification et datation.
- Gourmandises au miel à travers les âges et les pays.
- Les ruchers des abbayes : des moines apiculteurs aux ruchers en fermage.
Que vous soyez adhérent, étudiant ou sympathisant d’Apistoria vous pouvez participer à ce programme en choisissant le sujet qui vous intéresse et en contactant Bernadette ou Nataly.
Bel été à toutes et à tous,
Bernadette, Nataly et Michel
Les articles et informations publiés dans le présent « Courrier d’Apistoria » ne peuvent être reproduits sans l’autorisation de l’association.
